Contrat de location saisonnière

Rédigé par Cyril ColinetPublié le

Un contrat de location saisonnière se fait par écrit, en deux exemplaires, chaque partie gardant le sien. Il porte l’identité des parties, l’adresse et la description du logement, les dates et heures d’arrivée et de départ, le prix et ses modalités de paiement, les conditions d’annulation et, le cas échéant, le numéro d’enregistrement. S’y ajoute un état descriptif des lieux, que l’arrêté du 16 mai 1967 impose de remettre avant la conclusion du contrat. Ce que vaut chaque clause est traité dans le guide du contrat ; cette page ne fournit que le document.

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Les clauses qui se chiffrent sont celles qui s’opposent : horaires, capacité, délais, montants. Les valeurs les plus courantes sont posées, corrigez-les. Il reste à imprimer en deux exemplaires et à faire signer.

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Ce que contient le modèle

Identité et coordonnées des partiesobligatoire
Nom, adresse et téléphone du bailleur et du locataire. Un contrat qui ne dit pas qui s’engage n’engage personne.
Adresse et description du logementobligatoire
Adresse complète, nature du logement, surface, nombre de pièces et capacité d’accueil. La capacité est la clause la plus utile en cas de litige.
Dates et heures d’arrivée et de départobligatoire
Des heures, pas seulement des dates : c’est l’heure qui tranche un désaccord sur une journée de location.
Prix du séjour et modalités de paiementobligatoire
Montant total, échéancier, moyen de paiement. Les frais de ménage et la location de linge se détaillent, ils ne se fondent pas dans le prix.
Taxe de séjour
Sur sa propre ligne, avec qui la collecte, vous ou la plateforme. Ce n’est pas votre recette.
Arrhes ou acompte
Les deux mots n’ont pas le même effet : les arrhes autorisent chaque partie à se dédire, l’acompte engage fermement. Dites lequel.
Conditions d’annulationobligatoire
Qui peut annuler, dans quel délai, et ce qui reste dû. Une clause qui écarte tout remboursement quelle qu’en soit la raison est regardée comme abusive.
Dépôt de garantie
Montant, moment du versement, délai de restitution et ce qui peut en être retenu. Sans état des lieux, une retenue repose sur votre seule parole.
Numéro d’enregistrement du meublé
Le cas échéant, quand votre commune l’impose. Voir le guide du numéro d’enregistrement.
Annexes
État descriptif des lieux, règlement intérieur, inventaire. Elles ne valent que si elles sont nommées dans le contrat et remises avec lui.
Signatures et mention de lectureobligatoire
Date, lieu, et la signature des deux parties sur chaque exemplaire.

Ce qui se remet avant la signature

L’état descriptif des lieux est dû avant la conclusion du contrat. Il décrit le logement, son mobilier et ses équipements au candidat locataire, pour qu’il sache ce qu’il réserve. Des renseignements inexacts y sont sanctionnés.

C’est l’obligation la plus oubliée des locations entre particuliers, parce qu’elle tombe au moment où personne ne pense encore à des papiers. La liste d’équipement sert de base : les colonnes descriptives se remplissent une fois, et l’état descriptif en sort.

Le règlement intérieur, lui, n’a d’effet que publié dans l’annonce, avant la réservation. Annexé au contrat seulement, il arrive trop tard : voir le modèle de règlement.

Arrhes ou acompte : le mot change tout

Avec des arrhes, chaque partie peut se dédire : le locataire perd ce qu’il a versé, le bailleur rend le double. Avec un acompte, la réservation est ferme, et celui qui renonce peut devoir le solde.

À défaut de précision, les sommes versées d’avance sont présumées être des arrhes. Le contrat doit donc dire lequel des deux il vise, en toutes lettres : c’est la clause où un modèle recopié coûte le plus cher. Le guide des arrhes, acomptes et dépôts de garantie traite les trois.

Ce n’est pas un bail d’habitation

La loi du 6 juillet 1989, celle des baux d’habitation, ne s’applique pas à la location saisonnière. Ni préavis de trois mois, ni droit au maintien dans les lieux, ni encadrement des loyers : le contrat relève du louage de choses du code civil et du code du tourisme.

C’est aussi pour cela que l’interdiction des animaux y est valable, alors qu’elle ne l’est pas dans un bail d’habitation. Ne recopiez pas un modèle de bail : la moitié de ses clauses n’a pas d’objet ici, et l’autre moitié vous manque.

Deux exemplaires, et ce qu’on en fait

Un exemplaire par partie, signé des deux. Une signature électronique vaut, à condition que le locataire ait reçu le document complet, annexes comprises, avant de signer.

Conservez le vôtre avec l’état des lieux d’entrée et de sortie : c’est le triptyque qui permet de justifier une retenue sur le dépôt de garantie. Sans contrat signé, la capacité d’accueil et les conditions d’annulation ne se prouvent pas.

On nous demande aussi

Un contrat de location saisonnière est-il obligatoire ?

Oui, par écrit et en deux exemplaires. Il porte l’identité des parties, le logement, les dates et heures, le prix, les conditions d’annulation et, le cas échéant, le numéro d’enregistrement.

La réservation Airbnb remplace-t-elle le contrat ?

Les conditions de la plateforme encadrent la réservation, pas la location elle-même. Un contrat écrit reste la seule pièce qui porte vos propres conditions, notamment la capacité d’accueil et le dépôt de garantie.

Quelle différence entre arrhes et acompte ?

Les arrhes permettent à chaque partie de se dédire : le locataire perd la somme versée, le bailleur en rend le double. L’acompte engage fermement. À défaut de précision, les sommes versées sont présumées être des arrhes.

Faut-il joindre un état des lieux au contrat ?

L’état des lieux n’est pas obligatoire en location saisonnière, mais il conditionne en pratique toute retenue sur le dépôt de garantie. L’état descriptif des lieux, lui, est dû avant la conclusion du contrat.

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